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michalik

Une photographie de Chester Michalik 

Dans l’esprit, elle est déjà touche, taille, facette, parcours linéaire, chose pétrie, chose peinte, agencement de masses dans des matériaux définis. Elle ne s’abstrait pas. Elle n’est pas chose en soi. Elle engage le tactile et le visuel. De même que le musicien n’entend pas en lui le dessin de sa musique, un rapport de nombres, mais des timbres, des instruments, un orchestre, de même le peintre ne voit pas en lui l’abstraction de son tableau, mais des tons, un modelé, une touche. La main dans son esprit travaille. Dans l’abstrait elle crée le concret et, dans l’impondérable, le poids.

Henri Focillon

Merci à Sébastien Hubert.

tous les mots m’étranglent

tu es l’horreur de la nuit

je t’aime comme on râle

     tu es faible comme la mort

je t’aime comme on délire

tu sais que ma tête meurt

tu es l’immensité la peur

tu es belle comme on tue

    le coeur démesuré j’étouffe

               ton ventre est nu comme la nuit

Georges Bataille

Merci à Hubert Courcoux.

breder2

Une oeuvre  de Hans Breder

Sénèque le Père dit que lorsque Philippe vendit les Olynthiens comme prisonniers de guerre, Parrhasios d’Ephèse, peintre athénien, acheta l’un d’eux qui était un vieillard, le fit mettre à la torture afin que sur son modèle il pût peindre un Prométhée cloué que les citoyens d’Athènes lui avaient commandé pour le temple d’Athéna.

Pascal Quignard, Le sexe et l’effroi